Savoir dire merci

Un petit mot, 5 lettres et un bien grand sens. Beaucoup plus que cela même, le mot merci peut être un remède à bien des maux. Sous-utilisé et sous-exploité, merci est la réponse la plus appropriée dans bien des situations qui arrivent dans les relations humaines.

Merci traduit de la gratitude, de la reconnaissance pour quelque chose qu’on apprécie. On le dit à Dieu selon nos croyances (parfois très peu) et aussi à nos semblables bien souvent sans trop y penser vraiment. Par habitude nous le disons dans des situations agréables, quand on nous rend service par exemple. Mais au fond, le mot merci peut être employé dans des situations auxquelles on ne pense pas de prime à bord.

  • Face à des compliments il faut dire : merci, je suis heureux que vous appréciez plutôt que de faire la fausse humilité,
  • Quand quelqu’un vous explique ses soucis et que vous devez le réconforter, il est très intéressant de dire: Merci de partager cela avec moi, je suis là pour te soutenir,
  • Quand vous êtes en retard, dites plutôt: merci pour votre patience en lieu et place de : désolé d’être en retard,
  • Quand on critique votre travail, soyez positif et dites : merci d’en attendre plus de moi, je vais m’y mettre pour améliorer le résultat,
  • Si vous faites face à une critique injuste ou non fondée, dites: merci de partager votre opinion, je vais en tenir compte à l’avenir.

Les situations son nombreuses mais à la pratique on se rend compe que ces 5 lettres permettent de fluidifier les relations humaines et font effectivement du bien à celui qui dit merci et à celui à qui on le dit. Gagner toutes les discussions n’est pas forcément bénéfique. Remercier par contre est signe de maturité et de grandeur. Si vous pensez que quelqu’un vous provoque avec ses paroles, dites lui merci et passez à autre chose. La vie est suffisamment stressante pour qu’on ajoute encore des conflits qu’on peut éviter.Si vous hésitez entre remercier ou ne pas remercier, alors vous devez dire merci.

Merci à vous pour la lecture de cette reflexion.

De la piété sélective

La décision de la cours suprême des Etats-Unis sur les mariages homosexuels avait soulevé une vague de commentaires selon la position  tranchée des uns et des autres sur cette décision. Applaudie en majorité en occident cette décision est critiquée dans l’hémisphère sud et les pays du golf. J’ai lu d’un air amusé  les arguments des uns et des autres.

Il y en a qui ont cité l’interdiction formelle de l’homosexualité qu’on trouve dans le livre de Deuteronome pour montrer que Dieu est contre cette pratique.

Autre espace autre sujet. En Côte d’Ivoire j’aime bien provoquer mes amis musulmans quand à leurs pratiques religieuses et surtout leurs choix de ce qu’ils peuvent faire ou ne pas faire. Pendant le mois de ramadan les débits de boisson tirent le diable par la queue. Chacun explique à sa façon. Un imam a dit que c’est parce que le diable était ligoté pendant cette période en raison de la piété qui règne. Très belle explication. Mais mon point est ailleurs. Quand je demande à Mohamed de partager mon morceau de côte de porc avec moi il rentre dans une colère verte et me dit que sa religion l’interdit. Il n’hésitera pourtant pas à partager ma bière avec moi, fumer  ma cigarette, jurer  ou encore forniquer.  Le Coran condamne au même titre la consommation du porc et la fornication, le vol, les jeux de hasard, les arts divinatoires et j’en passe.

De ces deux situations je tire quelques réflexions et je pense que les pratiquants des religions devraient la mettre un peu en berne et surtout briller par leurs actes plutôt que par des condamnations ou des jugements tous faits. Le même livre de Deuteronome qui présente l’homosexualité comme une abomination condamne à mort une jeune femme qui ne serait pas pucelle à son mariage. Et dans cette même Bible il est interdit aux femmes de parler dans les assemblées ou encore de porter les habits des hommes. Il est aussi interdit de porter des habits tissés dans deux fils de nature différente ou encore manger des fruits de mer…

Sans pour autant soutenir l’homosexualité encore moins le mariage gay je voudrais qu’on puisse adopter une autre approche pour dénoncer ou critiquer ceux qu’on voit dans le chemin de la perdition sans oublier de nous corriger nous mêmes. Je crois que chacun a une échelle de gravité des péchés qui lui est propre. Et dans chaque société un certain classement des péchés selon la gravité est accepté et sert de référence sans tenir compte de la doctrine religieuse en elle même.

Les paroles saintes sont diversement interprétées de nos jours laissant la porte ouverte à toutes sortes de dérives.  Très souvent on ne voit que les péchés des autres, les nôtres sont passés sous silence. Le meilleur moyen de lutter contre ces « fléaux » c’est l’éducation de base et les valeurs que nous allons inculquer à nos enfants. Et soyons des modèles plutôt que ceux qui jettent la première pierre sans comprendre. Que ferait ou dirait  Jésus/Mahomet  dans cette situation semble pour moi une bonne question à se poser avant de dégainer contre les pécheurs.

Happy New Year 2016

Chaque année ce sont  les mêmes résolutions. Mais mieux vaut écrire des résolutions et les revoir en cours d’année pour voir comment s’améliorer que ne pas en avoir du tout. Cette année je vais travailler sur cinq chantiers que partage ici avec vous chers lecteurs.

Plus de relations humaines

De nos jours nous sommes souvent  prisonniers de la technologie et surtout de la combinaison smartphone + réseaux sociaux. Combien d’heures passons nous sur Facebook + Twitter + Whatsapp + Instagram sans être des community managers? Et si la moitié de ce temps était consacrée aux amis, proche famille, époux et surtout aux enfants? Plus de relation humaines, moins de réseaux sociaux cette année.

Moins de télévision

La télévision c’est le moyen le plus utilisé pour les lavages de cerveaux collectifs. La chose est tellement subtile et insidieuse qu’on n’y prête pas attention. Mais les informations passées aux Journal Télévisé sont toujours filtrées et orientées dans le sens qu’on veut nous faire voir. Et si vous ne regardez que les feuilletons ou les films et autres séries vous n’êtes pas non plus à l’abri du travail malsain de manipulation des masses. Aujourd’hui les dessins animés ne sont guère innocents. Bien au contraire. La sexualité est vulgarisée par les feuilletons et l’homosexualité héritée en orientation sexuelle normale.  La télévision véhicule des images fausses. Protégeons-nous, prenons soin des enfants devant la télévision.

Plus de discipline

L’ivoirien nouveau chanté ici et là ne sera rien qu’un effet d’annonce tant qu’il n’aura pas le minimum de discipline dans son attitude quotidienne. Le petit malin qui refuse d’attendre  qu’un feu  tricolore passe au vert avant de passer. Celui qui refuse de faire le rang ou celui qui va truquer son compteur d’électricité. Celui qui dans sa grosse voiture jette les ordures dans la rue fait-il partie des ivoiriens nouveaux?

La discipline personnelle est encore plus importante que la discipline publique. Ainsi cette année c’est beaucoup de discipline pour faire ce que j’ai à faire, que j’aime ou pas. L’alcool, le sport, les sorties, les dépenses impulsives, la colère, la critique… A nous la discipline.

Moving forward

Avancer, passer à l’étape suivante.Si nous ne quittons pas l’enfance nous ne pouvons pas profiter de l’adolescence. Il en est ainsi pour de nombreuses choses dans la vie. Parfois il faut savoir tourner la page pour mieux apprécier le bonheur de l’étape suivante. Le passé est passé et ne doit pas compromettre l’avenir et encore moins nous empêcher de profiter de l’instant présent, le seul instant de la vie où nous avons tout le pouvoir. La vie est faite pour avancer. Cette année je laisse mon passé et mes casseroles derrière moi et je « Move Forward »

La lecture

J’ai été jaloux de lire que Mark Zuckerberg (fondateur de Facebook) a lu un livre par semaine en 2015! 52 livres en une année et donc 52 fois plus avancé que celui n’a pas lu du tout. Façon de parler. Mais en 2012 j’avais pu lire 12 livres et seulement 3 en 2015, cette année je me remets à la lecture et je serai heureux de partager avec des amis des livres qui m’ont énormément touché.

Ma course de 10 km

Depuis quelques semaines je cours régulièrement 10 km pour ma santé et pour mon bien être. Et à l’observation j’ai vu qu’il y a un schéma qui se dessine et me faire rire quand je finis la course. Mais en réalité ce schéma est une succession d’états d’esprit et d’états de mon corps qui m’enseignent énormément de choses pour ma vie personnelle et aussi ma vie professionnelle. Je  vous invite dans  ma tête pendant environ soixante minutes, le temps moyen que je mets pour faire dix mille mètres en courant.

1km : Je viens de commencer la course. Je suis frais et souriant.  Le temps est en général clément (je choisi bien quand courir).  La leçon ici c’est le choix des batailles à mener et les conditions de ces batailles.
2km: J’ai de fortes douleurs aux genoux. Oui,  et je me demande pourquoi je me donne tout ce mal. Après tout je ne suis pas obligé de le faire. 85 kg de masse corporelle qui sont perchés sur deux genoux ça fait mal.
3 km: La douleur se déplace dans les mollets et des grimaces apparaissent sur mon visage. La respiration devient forte. Le sourire commence à disparaître.  Mais Kanigui pour tant de mal ?  Je ne peux tout de même pas abandonner à 3 km ! Que va dire Alasco ?  Il va ricaner. Et la présence de ce groupe d’amis qui partage cette même passion  qui est comme un mastermind pour le sport (et plus) est une source de motivation pour me dépasser.
4 km: La douleur remonte dans les cuisses. Si ça fait mal c’est que ça commence à fonctionner.  La graisse va diminuer. Je me donne de la motivation pour continuer. La source intérieur de motivation est importante pour atteindre ses objectifs.
5km: Le minimum est fait selon Constant Tia.  Mais pourquoi ne pas y ajouter un autre kilomètre ?  Si j’arrête il y a des gens conne Dosso Yacouba pour venir dire que tu nous as habitués à plus que cela…
6km: La douleur passe dans la poitrine. Mais si j’ai fait 6km, je peux ajouter un autre non ?  Après tout je viens de commencer à transpirer. Et je ne vais quand même pas réduire ma distance moyenne.
7km: Les douleurs ont disparu.  Je cours comme un automate. Je pense à l’objectif.  Il ne me reste que 3 petits km à faire.
8 km: Le sourire revient. Il me reste 2000 mètres. Et je suis en bonne posture pour battre mon record personnel. Vas y Kanigui.
9 km: Je plane et j’accélère.  Je peux avoir un nouveau badge Nike et aussi m’améliorer. Et je suis en train de faire du bien à mes constantes vitales. C’est le moment où je sens que ce sport devient une addiction.
10 km: Quel bonheur. Quelle joie. J’ai augmenté ma distance totale parcourue. J’ai amélioré mes constantes vitales. Et j’ai augmenté ma confiance en moi même. Ma capacité à résister à tout ce qui me disait d’abandonner. La capacité d’atteindre les objectifs que je me fixe.

Bref c’est ainsi que je fais les 10 km. Pour avoir une idée de ce que c’est courir non stop à une vitesse moyenne de 10km/heure pendant toute 60 minutes environ.  A bientôt sur le macadam.  IMG_3575

Leçons de la pratique du sport

Tout le monde veut se sentir bien dans sa peau et avoir une santé de fer. Pour cela il n’y a pas de remède miracle. Une bonne alimentation [ les conseils et spécialistes sont disponibles] et du sport (fait de façon régulière) sont reconnus comme  étant indispensables.

Année après année j’avais commencé à prendre du poids et à avoir des petits bobo en raison du mode de vie sédentaire et du régime alimentaire Abidjanais très gras. Un jour je me suis décidé à me mettre au sport. Si les arts martiaux continuent de m’enseigner la discipline, le contrôle de soi, le footing m’a donné des leçons qui vont au-delà du sport. Elles s’appliquent au travail et à d’autres aspects de la vie. Pour faire le sport il faut bien évidement avoir l’équipement de base qui nous évitera les blessures qui conduisent très vite vers l’abandon.

Commencer

L’intention est bien noble. Mais des grandes idées sans action restent un rêve.Il faut avour le courage de commencer. C’est un bon jour qu’il faut vaincre la paresse, l’hésitation et se lancer sans trop penser à la suite.

Se fixer des objectifs

Pour s’améliorier il faut se fixer des objectifs, les mesurer et se comparer. Les objectifs nous tirent vers le haut. Nos limites ne sont pas immuables et des objectifs bien fixés nous permettent de nous améliorer. Sinon comment améliorer ce qu’on ne mesure pas? Quelle distance veux-tu courrir

S’entrainer

On ne devient pas un champion par hasard ou juste après un essai. Le succès est lié à la préparation et à l’entrainement. Il faut s’entraîner dans la sueur et la douleur sans relâcher, sans abandonner.

Recommencer

Parfois vous allez échouer face aux objectifs fixés. Parfois  on a mal ou on se blesse. Parfois c’es trop dur. La clé réside dans la persévérance  qui nous pousse à recommencer.

La discipline

Il en faut pour se reveiller très tôt avant le soleil, se chausser et battre le macadam sur 10 km ou plus. Il en faut encore deux jours après pour recommencer quand les muscles sont encore douloureux. Il faut de la discipline pour vaincre ce saboteur en nous qui dit des petites phrases du genre  » pourquoi tout ça? » ,  « et si tu ne t’entrainais pas aujourd’hui? » , « restes couché, c’est pas bien grave, demain tu peux le faire »